Abattement • règle vérifiée le 31 juillet 2026

Micro-foncier : abattement forfaitaire de 30 %

Lorsque le régime micro-foncier s’applique, l’administration calcule le revenu imposable après un abattement forfaitaire de 30 %.

Abattement30 %CGI, article 32

Réponse courte

Lorsque le régime micro-foncier s’applique, l’administration calcule le revenu imposable après un abattement forfaitaire de 30 %.

Équipe éditorialeAbattement.comSous la direction de Nicolas Belotti
Contrôle documentaire interne31 juillet 20264 lien(s) officiel(s) vérifié(s) • voir le niveau de validation

Ce que la règle réduit exactement

Base concernée
Le revenu foncier brut déclaré, hors charges locatives récupérables.
Montant ou taux
30 %
Nature fiscale
Abattement

Conditions à vérifier

  • Les revenus fonciers bruts du foyer ne doivent en principe pas dépasser 15 000 €.
  • Le contribuable ne doit pas relever d’une exclusion du micro-foncier.
  • Une option pour le réel est possible mais engage en principe pour trois ans.

Les points qui changent réellement le résultat

Le plafond concerne le foyer et l’ensemble des immeubles

Les 15 000 € ne se contrôlent pas logement par logement. Il faut additionner les revenus fonciers bruts entrant dans le champ du micro pour tous les membres du foyer.

L’option pour le réel doit être comparée sur trois ans

Lorsque les charges réelles dépassent 30 %, le réel peut être plus favorable, mais l’option engage en principe pendant trois ans. Une seule année de travaux ne suffit donc pas à comparer.

Cas fréquents comparés

Comparaison de situations fréquentes pour cette règle fiscale
SituationTraitement à retenir
12 000 € de loyers bruts et aucun immeuble excluLe micro-foncier peut s’appliquer ; l’abattement de 30 % conduit à une base indicative de 8 400 €.
18 000 € de revenus fonciers brutsLe plafond est dépassé et le régime réel doit être utilisé, sous réserve du calcul complet du foyer.
Logement relevant d’un dispositif incompatibleLe micro-foncier peut être exclu même si les revenus bruts restent inférieurs à 15 000 €.

Guide de décision

Micro-foncier ou réel : quelle base comparer ?

Le taux de 30 % ne dépend pas seulement de revenus bruts inférieurs à 15 000 €. Certains immeubles ou dispositifs excluent le micro, et l’option pour le réel engage dans le temps.

Micro-foncier ou réel : quelle base comparer ?
SituationTraitement à retenirContrôle décisif
12 000 € de loyers bruts et aucun immeuble excluLe micro-foncier peut s’appliquer ; l’abattement de 30 % conduit à une base indicative de 8 400 €.Calculer les recettes foncières brutes de l’ensemble du foyer fiscal.
18 000 € de revenus fonciers brutsLe plafond est dépassé et le régime réel doit être utilisé, sous réserve du calcul complet du foyer.Vérifier qu’aucun immeuble ou dispositif détenu n’exclut le micro-foncier.
Logement relevant d’un dispositif incompatibleLe micro-foncier peut être exclu même si les revenus bruts restent inférieurs à 15 000 €.Comparer l’abattement forfaitaire de 30 % aux charges réellement déductibles avant d’opter pour le réel pendant trois ans.
Charges réelles supérieures au forfaitChiffrer le régime réel avant l’option et intégrer sa durée d’engagementNe pas choisir sur une seule dépense exceptionnelle

Point d’application

15 000 € s’apprécient au niveau du foyer fiscal

Le plafond porte sur les revenus fonciers bruts concernés de l’ensemble du foyer, et non sur chaque logement. Un bien détenu en direct et d’autres revenus fonciers doivent donc être agrégés.

Le cas « 12 000 € de loyers bruts et aucun immeuble exclu » conduit au traitement suivant : Le micro-foncier peut s’appliquer ; l’abattement de 30 % conduit à une base indicative de 8 400 €.

Point d’application

30 % remplacent les charges déductibles au micro-foncier

L’administration calcule le revenu imposable après le forfait. Travaux, intérêts, assurance et frais de gestion ne peuvent pas être déduits une seconde fois de cette base.

Les revenus fonciers bruts du foyer ne doivent en principe pas dépasser 15 000 €. En pratique : Calculer les recettes foncières brutes de l’ensemble du foyer fiscal.

  • Calculer les recettes foncières brutes de l’ensemble du foyer fiscal.
  • Vérifier qu’aucun immeuble ou dispositif détenu n’exclut le micro-foncier.
  • Comparer l’abattement forfaitaire de 30 % aux charges réellement déductibles avant d’opter pour le réel pendant trois ans.

Point d’application

L’option pour le réel se raisonne sur plusieurs années

Le réel peut être utile lorsque les charges sont élevées, mais l’option engage en principe pendant trois ans. Il faut aussi vérifier qu’aucun immeuble ne rend déjà le micro-foncier impossible.

Calcul annuel. Les travaux, intérêts et autres charges réelles ne se déduisent pas en plus de l’abattement.

Procédure pratique, étape par étape

  1. 01

    Calculer les recettes foncières brutes de l’ensemble du foyer fiscal.

  2. 02

    Vérifier qu’aucun immeuble ou dispositif détenu n’exclut le micro-foncier.

  3. 03

    Comparer l’abattement forfaitaire de 30 % aux charges réellement déductibles avant d’opter pour le réel pendant trois ans.

Renouvellement et période applicable

Calcul annuel.

Cumul avec un autre abattement ou dispositif

Les travaux, intérêts et autres charges réelles ne se déduisent pas en plus de l’abattement.

Exemple de calcul

Exemple indicatif

Pour 12 000 € de revenus fonciers bruts, le revenu imposable micro est de 8 400 €.

Le point à ne pas manquer

Attention

Le micro-foncier concerne la location nue ; une location meublée relève des BIC.

Déclaration et justificatifs

Le revenu foncier brut est indiqué en case 4BE de la déclaration 2042. L’abattement de 30 % est calculé automatiquement, sans déclaration 2044 ordinaire.

Quel montant reste taxable ou imposable ?

  1. 1. Base initialeLe revenu foncier brut déclaré, hors charges locatives récupérables.
  2. 2. Règle applicableAbattement de 30 %, sous réserve des conditions ci-dessus.
  3. 3. Base restanteLa base après abattement reçoit ensuite le taux, le barème ou le traitement fiscal propre à l’opération. L’exemple ci-dessus montre le calcul avec les hypothèses indiquées.

Quand consulter un professionnel ?

Un notaire, un avocat fiscaliste ou un expert-comptable est recommandé lorsque l’opération comporte un démembrement, une donation antérieure incertaine, un actif professionnel, un élément international, une indivision ou une difficulté d’évaluation. Abattement.com fournit une information générale et un calcul indicatif, jamais une validation personnelle de l’opération.

Questions fréquentes

Sur quelle base la règle s’applique-t-elle ?

Le revenu foncier brut déclaré, hors charges locatives récupérables.

La règle peut-elle être renouvelée ?

Calcul annuel.

Peut-elle se cumuler avec un autre dispositif ?

Les travaux, intérêts et autres charges réelles ne se déduisent pas en plus de l’abattement.

Le plafond de 15 000 € vaut-il par logement ?

Non. Il s’apprécie en principe pour les revenus fonciers bruts du foyer fiscal.

Peut-on déduire des travaux après les 30 % ?

Non au micro-foncier. Les charges réelles sont examinées dans le régime réel.

L’option pour le réel est-elle annuelle ?

Elle engage en principe pour trois ans ; ses conséquences doivent être comparées sur cette durée.